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Archives de presse

Communiqués de presse

L'industrie reçoit-elle des milliards pendant que les PME règlent l'addition ?

Bruxelles, le 11 février 2026 – Alors que les dirigeants européens se réunissent aujourd'hui et demain en Belgique pour répartir des milliards de subventions entre la grande industrie et le Green Deal, le SNI tire la sonnette d'alarme. « Se focaliser uniquement sur l'industrie ne suffit pas, n'oubliez pas les PME belges ! », lance le SNI. « On oublie les quelque 1,2 million d'indépendants belges qui sont le véritable moteur de notre économie locale. Les PME et les petits indépendants ont, eux aussi, des factures d'énergie élevées qui restent impayées ».

« De nombreuses règles européennes actuelles sont beaucoup trop strictes. Donnez plus de liberté aux États membres si nécessaire — comme dans la construction, l'horeca et le commerce de détail— afin de maintenir le pouvoir d'achat localement et de pouvoir concurrencer les boutiques en ligne étrangères. Espérons que l'Europe ne perde pas de vue que, parallèlement à l'industrie, les PME et les petits indépendants doivent également payer des factures exorbitantes, notamment pour l'énergie. Ces coûts doivent impérativement baisser », souligne le SNI.

« L'Europe produit des directives à la chaîne. Ce qui est un détail administratif pour une multinationale représente une journée entière de travail pour une PME. Chaque nouvelle règle doit être soumise à un ‘test PME’ obligatoire : si elle est inapplicable pour le boulanger ou le plombier, la loi doit faire l'objet d'un veto. Ne regardez pas uniquement les grands acteurs ! »

« Nos petits indépendants se battent aujourd'hui pour leur survie, et cela ne changera pas en donnant de l'oxygène uniquement à l'industrie », conclut le SNI. « Le SNI exige une politique qui valorise le travail, diminue la pression de la TVA et coupe à la hache dans la charge administrative. Le petit entrepreneur ne doit pas être celui qui règle l'addition ! Il ne demande pas des milliards de subventions, mais simplement l'espace nécessaire pour pouvoir entreprendre sans être entravé par le autorités publiques ».

L’étude du SPF Sécurité sociale démonte un mythe « Non, tous les indépendants ne sont pas riches »

Bruxelles, le 20 janvier 2026 – « L’étude du SPF sécurité sociale démonte clairement ce mythe que tous les indépendants vivent dans l’opulence », selon le SNI. « Si certains indépendants gagnent bien leur vie, il y a aussi une réelle disparité de revenus ». Le SNI insiste aussi le facteur ‘risque’ inhérent au statut d’indépendant. Le paradoxe qu’ils soient plus exposés à la pauvreté mais qu’ils la ressentent moins dans la pratique est lié à leur nature résiliente mais « cela doit pousser le gouvernement à continuer rapidement à améliorer leur statut et à tout mettre en œuvre pour assurer un environnement propice à leur développement économique » 

Les indépendants sont exposés à un risque de pauvreté monétaire 5 fois plus élevé que les salariés, ressort-il d’une étude du SPF Sécurité sociale publiée aujourd’hui. « Oui, certains indépendants gagnent bien leur vie mais il existe une très forte disparité entre eux. Cette étude tord donc le cou à un mythe profondément ancré dans notre société, celui de l’opulence et de la richesse de tous les indépendants », explique le SNI. « Les chiffres sont d’autant plus frappants que près de 6 indépendants sur 10 en risque de précarité travaillent à temps plein », poursuit le SNI. 

Le SNI explique par ailleurs que le facteur ‘risque’ est inhérent à leur statut « Quand un indépendant se lance, il prend un risque conséquent. Il engage énormément de temps et du capital. Les premières années de l’activité peuvent être un cap très difficile à passer et les revenus très faibles. L’indépendant met par ailleurs de l’argent dans son entreprise et a tendance à très peu se payer ». 

Un paradoxe de l’étude interpelle également le SNI. Selon l’étude, les indépendants sont plus exposés à la précarité que les salariés mais la ressentent moins dans la pratique. « C’est clairement lié à leur nature résiliente. Ils essayent de se débrouiller au quotidien, quitte à sacrifier leur santé (mentale) et leur vie privée ». Cela souligne donc l’importance d’une protection sociale de qualité. « Le statut social des indépendants s’est amélioré au fil des années et la crise du Covid, notamment, a montré à quel point des avancées que réclamait le SNI, comme le droit passerelle, étaient nécessaires pour assurer un filet social digne aux indépendants ». 

« Le SPF indique que sans cette protection sociale, le risque de pauvreté des indépendants aurait été deux fois plus élevé », continue le SNI. Il exhorte donc le gouvernement Arizona à continuer à améliorer leur statut et à mettre tout en œuvre pour assurer un environnement propice à leur développement économique. « C’est de cela dont les indépendants ont besoin pour grandir et être de moins en moins exposés à la précarité. Il faut leur retirer le plus de barrières possibles pour qu’ils grandissent dans leur activité. Le plan PME du gouvernement constitue en ce sens un catalogue de belles intentions mais cette étude le prouve : ces promesses devront rapidement se réaliser », conclut le SNI.

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